222 – Mohamed Rayan – Quick Kick

Si vous entrez dans la ville d’Aster, tout vous semblera normal. Mais il ne faut pas vous fier aux apparences.

Il y a de cela douze années, une pluie d’astéroïdes a touché la ville. Ces astéroïdes, très spéciales, provenaient d’une galaxie lointaine, dont on ne connait toujours pas l’existence.

Trop occupés à réparer les dégâts, nous n’avons pas remarqué ce que ces astéroïdes emmenaient avec elles. Mais quelques semaines plus tard, certains ont soudainement eu des comportements étranges. Certains contrôlaient tout à coup le feu, d’autres étaient capables de voler.

Mais nous avons remarqué que ces nouveaux pouvoirs touchaient aussi les vilains de la ville. C’est ainsi que se créa le Quartier Général, QG pour les intimes. Un regroupement de super-héros qui protègent les citoyens d’Aster. Nous avons, au moment où j’écris cette lettre, réussit à arrêter plus d’une centaine de vilains, prisonniers dans la prison municipale.

Notre secret ? Notre escouade d’adolescents. Ils sont plus rapides, plus intelligents et plus courageux que les adultes. La raison est simple, ils étaient dans le ventre de leur mère au moment de la pluie d’astéroïdes. Ils sont donc rapidement devenus des super-bébés, puis des super-héros avec des pouvoirs mille fois plus puissants que tous ceux des vilains de cette ville. Et je sais de quoi je parle, j’en suis un.

Le Patron,

Directeur du QG depuis 2006

***

– But! S’est écriée toute mon équipe.

J’avais encore une fois marqué le but gagnant.

Mais je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Mohamed Rayan, j’ai douze ans et j’adore le soccer. Non seulement je suis en amour avec ce sport, en plus, j’y excelle.

Mais je dois vous confier un secret. Vous avez déjà entendu parler de la pluie d’astéroïdes qui a touché la ville d’Aster? Elle a amené avec elle des pouvoirs. Je fais partie des quelques chanceux qui en ont hérité. J’étais encore dans le ventre de ma mère lorsque c’est arrivé. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu le meilleur pouvoir possible. Chaque fois que je botte un ballon, j’atteins ma cible!

Vous comprenez que, pour un joueur de soccer, c’est un rêve qui se réalise!

J’aimais déjà le soccer à neuf ans, l’âge où mes pouvoirs sont apparus. C’est aussi à cet âge que j’ai réalisé que je pouvais faire un but les yeux fermés, de l’autre bout du terrain… J’ai compris que quelque chose clochait. La réponse m’est venue le lendemain!

Un homme a appelé à la maison. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il m’a dit qu’il s’appelait Le Patron. Je n’ai pas su comment il a fait, mais il a appris avant moi l’existence de mon pouvoir. Il m’a dit qu’il dirigeait le Quartier Général, ou QG.

Pour ceux qui ne le savent pas, tous les super-héros d’Aster s’entrainent au QG. En bref, il m’avait proposé d’en devenir un, un super-héros.

J’y avais bien réfléchi et, avec le soccer, je n’avais pas vraiment le temps de m’entrainer à me battre. Et il était hors de question que j’abandonne mon équipe. J’avais donc refusé.

Je ne regrettais pas ma décision, même si, parfois, je rêvais de sauver la ville. Mais pas souvent. Les autres nuits, je rêvais que je gagnais les finales de soccer.

Ainsi, je menais ma vie tranquillement et discrètement. Je n’utilisais pas trop mon pouvoir, je ne voulais pas qu’on le remarque. Un garçon qui bottait un ballon en faisant une vrille pouvait sembler suspect.

*** Pendant ce temps, au Quartier Général ***

– Patron! hurla un scientifique.

– Que se passe-t-il? a demandé Le Patron sans paniquer.

– Astro s’est évadé de la prison municipale, l’a informé le scientifique rapidement.

– Oh, a émis Le Patron avec le même ton calme. Ce scientifique fou? Il n’est pas dangereux. J’enverrai un super-héros le ramener.

– Patron, a ajouté le scientifique d’une petite voix, ce n’est pas tout. Il a également volé un fusil au laboratoire. Vous savez… le fusil qui…

– Oh non, a réagi Le Patron, soudain beaucoup moins calme.

– Nous n’avons pas de super-héros capable d’arrêter le fusil Patron, a continué le scientifique, au bord des larmes.

– Pas encore, a ajouté Le Patron. Mais je sais qui contacter.

 

*** Retour à la maison de Mohamed Rayan ***

C’était samedi matin, je faisais tranquillement mes devoirs, lorsque le téléphone a sonné.

Dring Dring

J’ai rapidement décroché.

– Oui bonjour, ai-je dit au téléphone.

– Mohamed Rayan, a dit une voix d’homme, nous avons besoin de ton aide.

– Pardon, ai-je demandé, intrigué. Qui est-ce?

– On m’appelle Le Patron, a répondu mon interlocuteur.

– Oh, ai-je finalement compris. Oui, je me rappelle de vous. Pourquoi avez-vous besoin de mon aide?

– Pas seulement moi, m’a corrigé Le Patron. La ville, le monde entier, a besoin de toi. Un scientifique, Astro, s’est échappé de prison. Il est extrêmement intelligent, mille fois plus que le héros le plus brillant. Mais ce n’est pas tout. Il a volé un fusil extrêmement dangereux, un protocole.

– Et que fait-il, au juste, ce fusil? ai-je demandé, intrigué.

– Il crée des trous noirs, a lâché Le Patron avec un soupir. Avec un seul tir, le fusil crée un trou qui grossira de plus en plus. Il avalera toute la ville, puis la planète Terre en entier.

– Mais pourquoi un scientifique voudrait-il faire ça? ai-je demandé, paniqué.

– Comme je te l’ai dit, il est fou, m’a répondu Le Patron. C’est ce qui le rend si dangereux. Il est imprévisible. Mais voilà où j’ai besoin de ton aide. Nous avons inventé une bombe. Elle est assez puissante pour détruire le trou noir de l’intérieur. Le problème, c’est que personne ne peut s’approcher du trou noir. Il faut donc lancer la bombe…

-Attendez un peu, l’ai-je interrompu. Vous voulez dire que je devrais botter une bombe dans un trou noir. Et que, si j’échoue, le monde entier disparaitra? Vous ne trouvez pas que c’est un peu extrême?

– Mohamed Rayan, a répondu Le Patron d’un ton neutre. Il n’y a rien de trop extrême pour toi, nous le savons tous les deux. Maintenant dis-moi. Le feras-tu?

J’ai pris un moment pour réfléchir. C’était incroyablement dangereux. Mais si je ne le faisais pas, le monde entier disparaitrait. Cela voudrait dire, plus de tournois de soccer!

– J’accepte, ai-je dit rapidement.

Après tout, c’était comme botter un ballon dans un but. Et j’avais fait cela toute ma vie. J’allais réussir.

– Parfait, a conclu Le Patron d’un ton ravi. Nous t’attendons donc au QG immédiatement. Ne t’inquiète pas, c’est arrangé avec tes parents. Appuie sur le numéro 4 de ton téléphone.

– Quoi? ai-je demandé sans comprendre. Pourquoi est-ce que je devrais appuyer sur le numéro 4?

– Appuie, tu verras bien, a répondu Le Patron avec un léger rire.

Puis, il a raccroché. Ce numéro 4 ne me disait rien de bon. Mais, si je voulais sauver le monde, je devais écouter Le Patron.

J’ai donc appuyé sur le chiffre. En un claquement de doigts, ma chambre s’est transformée en une immense salle, remplie de super-héros en costumes.

J’ai compris, ce n’était pas ma chambre qui s’était transformée. C’était moi qui m’étais téléporté! J’étais maintenant dans le Quartier Général.

Je me suis regardé. Mes vêtements avaient disparu! Je portais maintenant un magnifique uniforme. Un mélange parfait entre le costume de super-héros normal et mon uniforme de soccer.

– Bienvenue au QG, m’a dit Le Patron.

– M-M-Mais, ai-je tenté de dire, comment est-ce possible?

– Nous avons nos secrets, m’a répondu Le Patron avec un clin d’œil. Maintenant que tu as ton costume, choisis ton nom de super-héros. En as-tu un en tête?

Je n’ai réfléchi que quelques secondes. Dans mes rêves, je m’en étais déjà choisi un.

– Quick Kick, ai-je lancé, ravi.

– Très bon choix. Suis-moi, Quick Kick, nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous. Nous n’avons qu’une seule journée pour t’entrainer.

– Pourquoi? ai-je demandé.

Je me doutais bien que cela avait un lien avec Astro. Mais pourquoi le vilain attendrait-il à demain avant de réaliser son plan?

– Le fusil est extrêmement complexe, m’a répondu Le Patron. Cela lui prend une journée exactement pour recharger.

Une journée pour devenir un vrai super-héros, ce n’était pas très long!

Nous avons continué à marcher. Le Patron m’a conduit dans une salle d’entrainement. Elle était très grande. Au milieu, on voyait un petit carré rouge.

– Tiens, m’a montré Le Patron, voilà ton entraineur personnel.

C’était un grand robot, noir et blanc.

– C’est un robot? Ai-je demandé sans comprendre.

– Tu verras, m’a répondu Le Patron. Il est encore plus exigeant que ton entraineur de soccer.

Ça, ça m’étonnerais!

-Mohamed Rayan, a dit le robot d’une voix mécanique, va sur le carré rouge.

J’ai obéi et je me suis rendu en marchant sur le carré rouge.

– Attrape, a ajouté le robot.

Un ballon est tombé du plafond, directement sur ma tête.

– Échec, a dit le robot sans pitié. On recommence. Attrape.

Cette fois-ci, je me suis préparé, j’ai regardé le plafond, attendant le ballon. J’ai senti un coup dans mon dos. Cette fois, le ballon était sorti du mur!

– Mais, ai-je protesté. C’est injuste!

– Échec, a continué le robot sans m’écouter. On recommence. Attrape.

J’étais bien décidé à l’attraper celui-là. Je me suis tenu prêt, tournant sur moi-même. Regardant partout autour de moi.

Lorsque le ballon est arrivé par ma droite. Je l’ai attrapé de toutes mes forces. Pas question d’échouer à nouveau.

– Botte-le dans le trou, a continué le robot sans remarquer mon progrès.

– Mais quel trou? ai-je demandé sans comprendre.

Me doutant que le robot ne répondrait pas, j’ai regardé autour de moi. Soudain, je l’ai vu, dans un coin, à l’autre bout de la salle. Il était trop loin!

– M-Mais, ai-je protesté, le trou se referme!

En effet, j’ai remarqué que le trou devenait de plus en plus petit. Sans réfléchir, j’ai essayé de botter le ballon le plus rapidement possible. J’étais totalement paniqué. Je l’ai botté n’importe comment, certain qu’il atteindrait sa cible.

– Échec, a repris le robot. On recommence. Attra…

J’étais déjà sorti de la salle d’un pas colérique. Pourquoi est-ce que le ballon n’avait pas atteint sa cible? Je réussissais à tous coups normalement. Ce stupide robot. J’étais extrêmement frustré. J’ai finalement trouvé Le Patron, qui discutait. Je l’ai interrompu.

– J’abandonne, ai-je lâché sous le coup de la colère. Le robot est méchant, je ne réussis pas et en plus, mes pouvoirs ne fonctionnent plus.

– Oh, oh, a-t-il dit pour me calmer. On reprend son souffle. Comment ça tes pouvoirs ne fonctionnent plus?

– Eh bien je n’ai pas réussi à atteindre le trou, ai-je avoué. Je réussis toujours à botter le ballon où je le veux!

– Oh, tu parles de ça, a dit Le Patron en lâchant un soupir de soulagement. Ne t’inquiète pas, tu n’as pas perdu tes pouvoirs. Comme tu l’as dit, le ballon va toujours où tu le veux. C’est facile dans une partie de soccer. Mais lorsque tu es sous pression, ton cerveau arrête de réfléchir. C’est simplement toi qui ne penses pas au bon endroit!

– Quoi? ai-je répondu, sous le choc. Mais je pensais réellement au trou!

– Tu y pensais en partie, m’a corrigé Le Patron. Mais tu étais si pressé que tu pensais également à autre chose. Par exemple le trou qui se refermait. Il se peut que tu y aies pensé en bottant le ballon. Le ballon s’est donc dirigé vers le rebord du trou, plutôt que dans celui-ci.

– Je comprends, ai-je admis.

– Maintenant, je ne veux plus t’entendre dire que tu abandonnes, m’a fait promettre Le Patron. Nous comptons tous sur toi. Pour l’instant, tu vas retourner t’entrainer. Et cette fois, tu vas réussir à garder ton calme. Et si tu échoues, tu ne te décourageras pas, tu vas recommencer. D’accord?

– D’accord, ai-je approuvé.

Il avait raison. J’avais un pouvoir, je devais l’utiliser. Je ne pouvais pas simplement abandonner! Mohamed Rayan n’abandonne jamais.

Je suis donc retourné dans la salle. Je suis allé me placer sur le carré rouge. Sans paniquer, j’ai attrapé le ballon surgi de nulle part. J’ai rapidement trouvé le trou. Il se refermait. J’ai pris une grande inspiration. J’ai regardé le trou, j’ai concentré toute mon énergie sur lui. J’ai fermé les yeux, j’ai botté.

J’ai attendu que le robot me lance un Échec retentissant.

– Réussi, a lâché le robot d’une voix métallique. Mes félicitations.

Réussi? J’ai ouvert les yeux et j’ai senti ma confiance en moi revenir à la vitesse de la lumière. J’avais réussi! Ça n’avait pas été si difficile. J’avais simplement eu à croire en moi et à tout donner.

– Quick Kick, a lancé Le Patron par la porte. Viens ici, rapidement.

Je me suis dirigé d’un pas léger vers la sortie. Encore enthousiaste de mon progrès.

– Tout d’abord, j’ai vu ton tir, m’a-t-il félicité, magnifique!

– Merci beaucoup, ai-je répondu avec fierté.

– Nous allons partir immédiatement, m’a informé Le Patron, redevenant sérieux.

– Pardon? ai-je demandé, sous le choc. Mais ça ne fait pas une journée? Comment Astro peut-il être prêt à faire feu?

– Il est un génie, m’a expliqué simplement Le Patron. Il a surement amélioré notre prototype. Nous avons capté les ondes qu’émet le fusil lorsqu’il est presque prêt à faire feu. Nous avons la bombe, il ne nous manque que toi.

– Très bien, ai-je dit en me rendant à l’évidence. Je vous suis.

J’ai relevé la tête, plein de courage, et j’ai suivi Le Patron jusqu’à un hélicoptère. Nous sommes montés à l’intérieur sans perdre une minute. Le temps de boucler nos ceintures et Hop! nous étions dans les airs. Le Patron m’a rapidement expliqué le plan.

– C’est facile, m’a-t-il dit. Lorsque je te donnerai le signal, tu n’auras qu’à botter la bombe dans le trou. Tu n’as qu’à faire comme en pratique. Reste calme, concentre-toi et tout ira bi…

Il s’est interrompu, portant la main à son écouteur pour mieux entendre. Il a hoché la tête à plusieurs reprises. Il m’a alors regardé droit dans les yeux.

– Nous n’aurons pas le temps de sortir de l’hélicoptère, m’a annoncé Le Patron, Astro a de nouveau accéléré le processus. Nous ne savons pas si nous arriverons à temps.

Je me suis forcé à prendre une grande inspiration. Rester calme, se concentrer.

– Nous allons devoir changer le plan, a ajouté Le Patron d’un ton grave. Il y a un parachute intégré dans ton costume de super-héros. Nous allons te remettre la bombe et tu devras immédiatement sauter. Par la suite, tu botteras la bombe dans le trou noir. Puis, tu ouvriras ton parachute.

Un parachute? Sauter dans le vide? Était-il fou? Je ne l’avais jamais fait!

– Mais, a ajouté Le Patron d’un ton doux, nous comprendrions tous si tu préférais ne pas le faire.

Attendez. Cela signifierait la fin de la Terre entière? J’ai pris une autre inspiration. Je me suis redressé. Je ne pouvais pas laisser mon monde disparaître sans rien tenter.

– Je vais le faire, ai-je lancé avant de changer d’idée. Où est la poignée du parachute?

Le Patron me l’a indiqué. Il avait l’air surpris que j’ose tenter le tout pour le tout pour sauver le monde. Il est vrai que, ce matin, j’aurais été surpris de ma réaction moi aussi. Mais en quelques heures, j’avais changé. J’avais appris à ne jamais baisser les bras.

– Nous arrivons, a lancé le pilote par-dessus son épaule.

– Voilà la bombe, m’a dit Le Patron en me donnant une grosse boule grise.

Elle avait presque la forme d’un ballon de soccer, seulement beaucoup plus lourde.

– Es-tu prêt? m’a demandé Le Patron.

– Oui, ai-je dit sans mentir. Donnez-moi le signal.

Je me suis avancé jusqu’à la porte de l’hélicoptère. J’ai serré la grosse boule contre moi. Je m’apprêtais à jouer la plus grande partie de soccer de ma vie. Il ne restait que quelques secondes et j’avais le tir de pénalité. Mais, vous souvenez-vous de ce que j’ai dit? Je ne manque jamais ma cible.

– Maintenant, a crié Le Patron par-dessus le bruit du vent.

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté.

J’ai senti le vent souffler autour de moi. Lorsque le trou est apparu à ma droite, j’ai su ce que je devais faire. Je me suis légèrement tourné, toujours en chute libre. Je me suis concentré uniquement sur le trou. Lorsqu’il n’y a eu que le trou dans mes pensées, j’ai botté la grosse boule grise le plus fort que j’ai pu. Sans attendre, j’ai tiré sur la poignée, libérant le parachute. Ma chute a brutalement cessé. Je planais dans les airs. Une fraction de secondes plus tard, j’ai vu la bombe entrer dans le trou, pile où je le voulais. J’ai entendu un grand bruit et le trou s’est refermé en un clin d’œil.

J’avais réussi! Le monde était sauvé. Je l’avais sauvé!

J’ai atterri en douceur dans le gazon, reprenant mon souffle. Quelques minutes plus tard, l’hélicoptère est descendu près de moi. Quelques super-héros sont sortis, pour aller capturer Astro. Je me suis tourné vers Le Patron, qui rayonnait de fierté.

– Tu as réussi Mohamed Rayan, m’a-t-il dit, ou plutôt Quick Kick! Tu as sauvé le monde. Tu n’as pas abandonné, là où d’autres l’auraient fait. Tu peux être fier de toi.

Je l’étais, fier. Je voyais le monde sous un nouveau jour. J’avais découvert que si l’on veut réellement quelque chose, on peut l’obtenir. Rien n’est impossible!

 

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